Le Ciel Jaune

Posté dans Non classé le octobre 16, 2010 par amowne

Le Ciel Jaune, elle cour dans le bois. Ses pieds nus glissant sur les feuilles humides.

Le Ciel Jaune, ses cheveux noir corbeau danse autour de son visage tordu (Le Ciel Jaune) de peur.

Le Ciel Jaune, son corps élancé joue une valse effrénée avec les arbres pourris.

Le Ciel Jaune. Elle pleurs.

Le Ciel Jaune. Elle cours vers sa perte.

Le Ciel Jaune, ses pieds nus glisse sur une rivière de sang.

Le Ciel Jaune. Ses cheveux blond vénitiens tachés de rouille écarlate collent à ses traits calme.

Le Ciel Jaune, elle écarte brutalement les tombes sur son passage.

Le Ciel Jaune, qui coule délicatement.

Inonde, par sa brûlante force. Fuyiez Le Ciel Jaune,

Le Putain De Ciel Jaune.

Reflet de larmes

Posté dans Tentatives le juillet 21, 2010 par amowne

C’est du vieux stock sortit de mes documents Words fossiliser. Enjoy.

J’ai poussé la porte doucement, délicatement. Pourtant la rage bouillait en moi. Je sentais la colère bouger sous ma peau. Une odeur de moisi me fit plisser le nez durant quelques secondes. Ils étaient tous la. A s’engueuler, a pleuré. Mon autre moi aurait tenté de calmer la situation. Il aurait consolé tout le monde. On me la trop faite celle-là. Allez chier, je n’en ai rien à foutre. Vous êtes la a vous autodétruire et vous espérer que la personne que vous avez pulvérisé va venir vous sauvez ? Je traverse la pièce en regardant mes pieds. Je m’assois sur une de ces hideuses chaises orange brulé qui parsème la salle. Je serre les poings, ils deviennent blancs. Je n’entends rien d’autre que mon sang qui bat a mes tempes et des voix qui s’élève. Les mots s’entrechoque et tombe dans l’atmosphère pesante de la pièce. Tout allait si bien pourtant. Que de sourire partout. Que d’illusions partout.  Moi-même, je suis un miroir,  un putain de miroir. Qui se fissure. De l’intérieur, trop de pression. Un miroir en fusion. D’un coté il est lisse, impeccable, froid et impénétrable. De l’autre ça brule, fissuré, rayé et sale.

J’entends ce que je ne voulais pas entendre. Ça sille à mes oreilles, c’est faux.

-Regardez Amélie par exemple…

Et c’est parti ! Les gens aiment beaucoup trop complimenter les miroirs. Ils  se parlent a eu même. Ce louange a l’infini. Jamais en manque de mots pour s’arrêter  et remonter le miroir dans son estime, en espérant qu’il t’emmènera dans sa montée. Oublie ça. T’es mots se frappe a ma paroi impénétrable, mais te revienne identique. A ton plus grand bonheur.  Je sens des larmes de honte me monter aux yeux, elles s’emparent de ma gorge et m’empêche de respirer normalement.  Je me relève brusquement, traverse la pièce tête basse. Ces visages en larme, ces yeux qui reflètent la douleur de mille éclats aveuglant. Je n’ai pas la force de les regarder. Pour la deuxième fois, je pousse la grande porte. Mais cette fois ci pour quitter l’odeur de moisi. Ce n’est pas mieux dans le long couloir blanc devant moi. Ça sent le vide, ce l’est d’ailleurs. Vide. Excepter les curieux accoté au mur juste devant la porte. Ils parlaient avant que je sorte. C’est sur, un trop gros silence règne. Mes pieds tape violemment le sol pendant que je me dirige vers la petit arche au fond du couloir. Je retiens ma colère, ma honte, mes larmes. J’arrive enfin à ma destination, toute étourdie. L’air qui m’entoure et brulant étrangement consistant. Cinq petites toilettes poisseuses s’aligne contre le mur de gauche face à un petit lavabo malpropre. J’ai le cœur qui me remonte dans la gorge et la tête qui va imploser. Je prends la troisième. La plus proche dont la porte n’est pas fermée. Je me sens enfin seule. Je sanglote, trop doucement. Pour sortir toute ce que j’ai l’intérieur je devrais surement hurler. A en briser le miroir. Jusqu’à ce que les fissures se croisent dans une symphonie violente, mais ô combien délicieuse, de verre briser. Le front appuyé sur la petite porte d’un beige écœurant. Je pleurs en silence. Je hurle en silence. J’entends des voix. Dans le couloir, vaguement on murmure mon nom. Le silence revient. Je me rends compte que je suis  replié sur moi-même. Et je pleurs. Pendant que je peux. J’entends des sanglots qui font écho au miens. Je les reconnais, beaucoup trop. Je ne veux pas voir quelqu’un pleurer. D’ailleurs personne ne veut voir un miroir pleurer. Car c’est nous que l’on voit hurler en silence. C’est notre bouche qui se tord en un cri, ce sont nos larmes qui coulent sur nos joues, nos yeux qui font scintiller notre âme.

Ryan Bredfort

Posté dans Tentatives le juillet 21, 2010 par amowne

Les rayons du soleil acide traversé de mouches envahissaient le centre du stade. Ils étaient des milliers.  Des milliers d’épaves humaines. Respirant tous le même air poisseux, partageant la même misère. Quelle ironie, une semaine auparavant une moitié de ces épaves refusaient de partager quoi que ce soit de l’autre moitié. Les voilà maintenant à se côtoyer dans l’horreur et la douleur. À dix-huit heures pile, des miches de pains dure et rassie on été lancer de la grande loge. Sous le soleil orangée les milliers d’épaves ce sont animées pour cueillir le peu de vie restante.

-PUTAIN RYAN RÉVEILLE TOI !

Une vive douleur fusille mon crâne. J’ouvre les yeux. La silhouette floué de Linney en train de boutonnée sa chemise blanche m’apparais. Elle se retourne brusquement vers moi, ses cheveux blond vénitien  virevoltent. Je peux voir de mon lit le bleu azur de ses yeux. De ses petites lèvres roses s’échappa deux phrases. Encore et toujours les mêmes.

-PUTAIN RYAN RÉVEILLE TOI ! ILS VONT NOUS MANGER ET C’EST DEMAIN QUE TOMBERONS LES BLÉS !

Lentement je m’assis sur ma couchette. Repoussant les draps blancs et fins, je pose mes pieds sur le plancher froid. Enfin, je devine qu’il est froid, je porte des chaussettes (blanche) qui me protègent de l’horrible sensation. Pendant que je passe mes mains sur mon visage en constatant qu’il serait temps de me raser, Linney était prête à commencer son travail et n’attendais que moi.

Je commence à faire ma petite routine. Café, toast, uniforme, brossage de dents, peigne. Au diable le rasage. À toutes les cinq minutes Linney ne manquait pas de montrer son impatience.

-PUTAIN RYAN RÉVEILLE TOI !

-Oui oui Linney, j’arrive.

- ILS VONT NOUS MANGER ET C’EST DEMAIN QUE TOMBERONS LES BLÉS !*

Enfin prêt, je vérifie une dernière fois si tout est bien ranger dans la chambre. Tout est impeccablement blanc. Blanc, blanc, blanc, blanc. Cette couleur allait me rendre dingue.

Comme chaque matin, je marche environ deux minutes dans le corridor C avec Linney sur les talons. À la fin de la deuxième minute elle emprunte la porte 42. Je continu seul. Mes pas résonnent longuement dans le corridor. Ma montre indique très exactement 5h08 du matin. J’ai deux minutes de retard. Ce qui veut dire à peut près 120 pas si chaque pas prend une seconde.

Les portes défilent sous mes yeux. Leurs numéros vert éclatant me font loucher. Je ne croise personne. Normal, il est trop tôt. Je m’arrête devant la porte 123 et regarde  ma montre. 5h15. Soit sept minutes entre la porte 42 et la 123. D’habitude je le fais en six minutes, ce qui ajoute une minute à mes deux minutes de retard déjà accumulé entre la chambre 24 et la porte 42. 180 pas en tout.

-Bonjour Cameron, me lance Dr Robert sans se retourner dès que j’ouvre la porte.

La grande pièce composée d’un bureau isolé de paravent à droite, de cinq lits contre le mur du fond et à gauche la table en inox entourée d’armoire. Blanche, comme toujours.

-Bonjour Docteur Robert.

À suivre…

*Oui, j’aime cette phrase assez pour la plugger dans deux histoire différente.

Aujourd’hui, j’ai…

Posté dans Pensées garochées le juillet 20, 2010 par amowne

Aujourd’hui j’ai fais de la couture avec mon ami en écoutant du Enya et en discutant du système d’éducation défaillant, de la santé, de la deuxième guerre mondiale et d’autres sujets nébuleux qui m’échappe pour le moment.

Je ne sais pas comment j’en suis arriver là mais bon, on as eu ben du fun.

There’s a light

Posté dans Non classé le juillet 12, 2010 par amowne

Dans ma liste de choses-à-faire-dans-ma-vie (Qui doit maintenant talonner les 3 mètres de long) j’ajoute: Aller en Irlande, sur une grande plaine glacée et chanter There’s A Light de Jay Malinowski.

Réveille-toi Ryan

Posté dans Tentatives le juillet 6, 2010 par amowne

C’est sous le soleil éclatant de juillet que la petite famille s’activait à mettre la table et à servir le steak fraichement cuisiner sur le barbecue. Le repas enfin servit, ils commencèrent à manger dans l’humidité extrême de l’air. Aucun son excepté celui du faible vent et des ustensiles s’activant lentement.

-Il serait temps je crois de tout nous raconter les enfants ! s’exclama joyeusement la mère, les mains jointes sous son menton avec les yeux pétillants.

Les mouches ce baladaient autour de la table. La pulsation brulante des cœurs pouvait ce sentir dans l’ambiance. Ayant tous cessé leur mouvement, la famille s’observaient mutuellement. Plongeant le regard profondément dans les yeux de chacun. Le petit garçonnet de sept ans ce leva. Ses cheveux blonds bouclés virevoltant autour de son visage. Les yeux bleu azur concentré sur un lointain paysage.

-PUTAIN RYAN RÉVEILLE TOI ! ILS VONT NOUS MANGER ET C’EST DEMAIN QUE TOMBERONS LES BLÉS ! hurla la jeune adolescente assise en face de son frère. Les yeux fermé elle sanglotais, prise d’une crise incontrôlable. Sont corps pris de convulsion frénétique, elle s’écroulât sur la dalle rose brulante.

Une fois le silence revenu Ryan, toujours debout, éclatât de rire. Son petit visage tordu en une joyeuse expression, les yeux plein de malice enfantine. Il couru vers la rue aussi vite que ses petites jambes lui permettaient, hurlant de joie en traversant la ville fantôme. Sans aucune âme qui vive.

ARGH.

Posté dans Pensées garochées le juillet 5, 2010 par amowne

J’SAIS PAS QUOI ÉCRIRE.

J’manque d’inspiration. C’est ridicule. Trop de choses se passe dans ma tête, je peut pas “avoir rien à dire”. J’ai toujours quelque chose à dire. Quand je dis rien c’est parce-que je suis pas sure de ce que j’ai envie de dire ou que j’ai pas le guts de le faire. Ou encore que les mots se formule pas.

Mais là, j’ai quelque chose à écrire. J’ai envie de dire que c’est vraiment étrange que j’écrive que j’ai rien à écrire. Vraiment paradoxal. C’est comme téléphoner à quelqu’un pour lui dire “Je trouve pas le courage de te téléphoner”. Ça fonctionne pas.

Mais reste que je suis passablement contente d’avoir réussie à écrire un article. Sur aucun sujet précis (Ou du moins assez paradoxal) mais avec un minimum d’intérêt. Encore là porter sur comment étrange est cette publication. Donc, cette article est intéressant par le fait qu’il est vide.

Sychronisation.

Posté dans Pensées garochées le juillet 2, 2010 par amowne

On devrait pouvoir synchroniser nos rencontre. Décider quand on va rencontrer qui et combien de temps on pourras lui parler. Question de pas arriver face à face avec cinq personnes qui veulent te faire chier alors que tes seule et psychologiquement vulnérable. Ça serait sympa de coordonner cette rencontre quand tu est gonflé à bloc et accompagner de tes amis. Tu pourrais au moins leur chier la gueule comme ils le méritent.

Mais ce genre de truc impliquerait que tes plans seraient constamment déplacer parce-que ta présence à été réquisitionner ailleurs. Quoique parfois on aimerait être ailleurs. Mais là on tombe dans la section “téléportation”. Rien à voir avec les cédules de rencontre.

Up. Over. Around. Away.

Posté dans Tentatives le juillet 2, 2010 par amowne

Tu te retourne. Tes pupilles ce dilate et ressens un courant glacé envahir ton corps. Sans y réfléchir, tu t’élance. À travers l’air froid de novembre tu cours. Propulsant ton corps le plus loin possible. Tes pieds crissent doucement sur la neige humide. Des larmes glissent sur tes tempes, des halètements pressés s’échappe de tes lèvres entrouvertes. Les poumons cristallisé par l’ambiance glacé, ils se lacèrent à chaque souffle laborieux.  Tu agrippe enfin son manteau, te donnant un élan pour lui faire face. Des mots incompréhensibles sorte de ta bouche. Tu ne sais pas ce que tu dit, tu ne vois que ses yeux. Ils emplissent ton univers entier. Tu n’entend même pas les mots qui s’échappe de ses lèvres.  Les yeux disparaissent, tout comme ton univers est soudainement déraciné. La seule chose que tu trouve à faire est de courir.

Le plus vite possible. Le plus loin possible.

Les endormis

Posté dans Monologues le juillet 2, 2010 par amowne

Tout ces gens que j’appelle les endormis, sont ces personnes qui ne ce posent jamais de question. Ne demandent jamais à comprendre le monde plus qu’il ne le faut. Ceux qui ne se remette pas en question, qui ne font que suivre le courant que la société leur impose. Il sont endormis. On a tous déjà été endormis. Jusqu’à ce qu’on ce réveille. Et que l’on vive putain. Il y a tant de personne qui ne se réveille jamais. Leur vie entière n’est qu’un long rêve. Un de ces rêves idiots ou l’on marche dans un long couloir en fuyant quelque chose qu’on ne connais pas. On n’arrive jamais à vraiment courir, on vois juste les inlassable murs gris défiler toujours au même rythme. Est-ce vraiment une vie ? Que de suivre un long couloir, fade, ennuyant.

Il doit bien y avoir un moyen de réveiller les gens. Pour leur éviter une telle vie.

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